Imaginer #CahierDeCrise n°11

Nous voici donc prolongés dans notre confinement nécessaire. Nous n’en mesurons sans doute pas toutes les conséquences. Nous sommes un peu enfermés avec nos questions. Il nous manque les rencontres, les embrassades, les moments partagés, les choses simples de la vie. Le monde continue sa course un peu au ralenti mais nombre des activités humaines se maintiennent peu ou prou. Les enfants et les jeunes poursuivent tant bien que mal leurs apprentissages. Ce n’est pas facile, dans ces conditions et les professeurs redoublent d’attention et de travail. Beaucoup de salariés pratiquent le télétravail. Le travail en phase de confinement est pénible. C’est une tension plus forte. Les relations humaines sont plus réduites, moins rondes. On ne peut pas exactement effectuer le même travail dans ces conditions. Même insensiblement, la préoccupation de la suite s’invite au milieu de tout ça. Le risque redouble de voir les maladies de l’épuisement professionnel et du burn out faire leur miel de cet enfermement. En tout cas, il n’a pas disparu. Ce n’est pas le moment de lâcher sur la santé au travail. Le ministère du travail doit s’exprimer sur cet enjeu pour faire baisser la pression. 

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Tomber les masques… #CahierDeCrise n°10

Il paraît qu’on savait faire. Qu’on savait fabriquer des masques à la chaîne. Deux cent cinquante millions par an. C’était quelque part dans les Côtes d’Armor. Le site a fermé en septembre 2018, et la plupart des machines ont été envoyées à la ferraille deux mois plus tard. L’entreprise avait été créée en 1957 et elle fabriquait des équipements de protection. En 2010, le conglomérat américain Honeywell avait racheté l’entreprise et repris ses 300 salariés pour environ 1,1 milliards d’euros. Une affaire de gros sous. Le groupe dispose d’une assise solide et on l’a vu le 2 mars dernier annoncer avoir mis au point l’ordinateur quantique le plus puissant du monde, ce qui n’est pas rien. En revanche, il ne produit plus de masques en France. En 2011, la commande publique française n’avait pas été renouvelée, ce qui avait provoqué un premier plan social. Et les choses s’étaient dégradées jusqu’en 2018 : « La fabrication sera transférée vers un autre site de Honeywell pour rationaliser nos opérations mondiales et mieux servir nos clients » avait déclaré la direction. Ce fut le licenciement pour les 38 salariés restants. Lorène Lavocat retrace cette histoire sur le site reporterre.net. Les photos de l’entreprise, publiées dans Ouest-France, montrent un site moderne. Mais comme tout outil industriel, il appelait des investissements. "Les profits de ce groupe ont doublé sur cette période », disait l’intersyndicale en 2018, reprochant à la société de ne pas avoir investi pour moderniser les produits et les installations du site.

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Faire face... #CahierDeCrise n°8

Un peu de temps aujourd’hui, pour préparer une grande initiative que je lancerai la semaine prochaine (ceci est un appât). Pas si facile d’en trouver le temps et l’espace alors que l’actualité nous prend par le col et que les questions se multiplient sur la relance. Mais je me prépare pour que les choses soient bien faites. On y viendra.

Je viens de terminer un nouveau courrier à la direction d’ArcelorMittal pour leur demander des engagements clairs pour l’avenir. Un autre est en train de partir à Jean-Michel Blanquer concernant la situation dans l’éducation nationale, puisque j’ai été saisi de nombreuses interrogations. Un échange avec Aurore Raoux, conseillère départementale, attire mon attention sur la situation des pêcheurs d’une part et des centres de santé d’autre part. Il me reste encore de nombreux appels à passer et j’espère pouvoir rattraper le temps demain.

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Empêcher les profiteurs de profiter en rond #CahierDeCrise n°9

Journée studieuse. Suivi un peu allégé de l’actualité et un peu d’avancement sur des dossiers de fond. J’en profite pour saluer le travail considérable abattu par mon équipe encore ces derniers jours pour faire face dans cette exigence qui est la mienne de me hisser à la hauteur des enjeux.
Nous apprenons que Yolanda Diaz, ministre communiste du Travail en Espagne, a annoncé ce vendredi l'interdiction des licenciements au sein d’une série de « mesures de protection pour les travailleuses et les travailleurs » : « Les licenciements motivés par la crise du Covid-19 sont interdits, l'emploi doit être maintenu durant la crise sanitaire », a-t-elle annoncé. 

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C’est quoi le plan ? #CahierDeCrise n°7

Hier soir, le Président de la République, institué en chef de guerre, avait mis en scène sa déclaration en Alsace où l’épidémie a planté ses griffes plus tôt qu’ailleurs. Il faut parfois savoir faire preuve de sobriété. De temps en temps. Surtout quand on annonce l’air de rien une décision contraire à tout ce qu’on a fait jusque là au mépris des signaux d’alarme et des mouvements sociaux. Un « plan massif d’investissement pour les hôpitaux » ? Voici encore une semaine je le demandais à l’Assemblée nationale et c’était la énième fois. Très bien. On en veut de ce plan, ou plutôt d’un plan. Mais ce n’est pas le fait du prince. Il a été gagné, même si l’on peut enrager qu’il ait fallu ce satané virus pour que l’exécutif s’y voie contrainte. On veut de vraies réponses et pour cela, j’invite le Président à chercher plutôt ses idées dans les revendications des personnels et accessoirement dans la proposition de loi des députés communistes qui est quand même pas malfoutue… En espérant que cette fois-ci, il ne s’agira pas une fois de plus de faire semblant, d’entourloupes et d’illusionner. Et on veut dès maintenant une action à la hauteur des immenses besoins pour répondre aux appels urgents des personnels. En reconnaissant leur travail, comme celui des pompiers, dont je veux saluer aujourd’hui encore l’engagement. 

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La fabrique du commun

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