Prise en charge des fauteuils roulants

Question au gouvernement - séance du 14 décembre 2021

 

Mon indignation est totale face à la souillure du mémorial du Mont Valérien, moi qui occupe, dans cette enceinte, le siège qui était celui de Gabriel Péri. Demain, cela fera quatre-vingts ans qu’avec soixante-neuf otages, il y a été fusillé. (Applaudissements sur tous les bancs.)

Madame la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, le projet de décret relatif aux modalités de prise en charge des fauteuils roulants pour les personnes en situation de handicap suscite de nombreuses inquiétudes.


Il semble que le Gouvernement prévoit d’imposer des modalités d’acquisition pour certains modèles de fauteuils roulants accessibles uniquement à la location, des délais entre chaque renouvellement et une très forte baisse de leur prise en charge : cela risque de réduire de façon significative le parc de fauteuils roulants sur le marché français et la variété des modèles, avec un impact négatif sur les innovations technologiques.
Si les prix peuvent être prohibitifs parce que trop élevés, les niveaux de prise en charge le sont aussi parce que trop bas. Le reste à charge pour les personnes est difficile à supporter pour beaucoup et les parcours de recherche de financements sont tellement contraignants que nombre d’utilisateurs et utilisatrices renoncent à l’acquisition du fauteuil roulant le plus adapté à leurs besoins.


Les aides à la mobilité, notamment les fauteuils, sont un sujet extrêmement sensible. Le libre choix de ces aides ne doit pas être remis en cause. Il est essentiel que chaque personne utilisatrice puisse bénéficier, sans subir d’inégalités sociales, du fauteuil roulant le plus adapté à sa situation et à ses besoins, sans quoi les conséquences sur son état de santé, sur sa sécurité ou sur ses choix de vie quotidienne peuvent être considérables.


La baisse du prix des aides techniques que représentent les fauteuils ne peut se faire détriment des utilisateurs et utilisatrices. Quels sont vos projets ? Quels sont vos objectifs budgétaires ? Que pouvez-vous répondre aux inquiétudes des personnes en situation de handicap et de leurs familles ?
 

 

Voir la question et la réponse de la ministre en vidéo

 
 
 
 

La Cop 26 ne doit pas être un concours d'éloquence !

Question au gouvernement - séance du 2 novembre 2022

 

A l’ouverture de la COP 26, hier, le Président de la République a fait la leçon à la terre entière, comme si l’Europe et la France étaient exemplaires dans la lutte contre le changement climatique. La Cop ne doit pas être un concours d’éloquence : on ne saurait se payer de mots. La situation est préoccupante, nous ne devons pas nous résoudre à renoncer aux objectifs et nous pouvons agir.

Or, si la France et l’Europe prennent des engagements, il y a loin de la parole aux actes : les moyens ne suivent pas.  

La réussite de la transition écologique exige de changer nos modes de vie, et de mobiliser à brève échéance des moyens financiers colossaux. Et sachant qu’en Europe les 10% les plus riches émettent 6 fois plus de CO2 que les 50% les plus pauvres, cela suppose de faire contribuer les plus riches à leur mesure.

Nous devons nous engager dans des programmes massifs d’investissement pour sortir de notre dépendance aux hydrocarbures, relocaliser et transformer notre industrie, rénover les logements, développer les transports en commun et le fret ferroviaire, investir dans la formation et la recherche. Sans compter la nécessité d’anticiper les effets du changement climatique.

Nous ne pourrons relever ce défi sans nous attaquer à la loi du marché, sans remettre en cause le pacte de stabilité et de croissance, sans tourner le dos aux politiques d’austérité, synonymes depuis des années d’inaction climatique…

La France doit prendre prochainement la présidence de l’Union européenne.

Le gouvernement doit s’engager à obtenir la sortie les dépenses d’investissement dans la transition écologique du calcul des déficits publics. 

Plutôt que de s’enfermer dans le dogme budgétaire et d’encourager un système où la règle est la captation de richesses par un tout petit nombre sur le dos de l’humain et de la planète, il est incontournable et urgentissime de donner la priorité aux objectifs sociaux et environnementaux essentiels pour notre avenir et l’avenir de nos enfants. 

Y êtes-vous prêts ? 

 

 

La séance en vidéo

 

 

 

 

Scolarisation des enfants en situation de handicap

Question au gouvernement - 29 juin 2021

Les enfants de l’oubli, c’est ainsi que les familles appellent leurs enfants en situation de handicap.
 
Je veux vous parler de ces enfants qui ne se voient pas proposer l’accompagnement auquel leur donne droit la notification départementale, de ces enfants qui ne se voient pas proposer de classe ulis, du nombre encore plus insuffisant de classes ulis en collège (1 pour 6 chez moi), sans parler du défaut de places en IME. Un enfant sur deux serait sans solution.
 
Je veux vous parler de ces parents qui sacrifient parfois leur vie professionnelle et sociale, tandis que la solidarité nationale n’est pas au rendez-vous.
 
Je veux vous parler de ces Accompagnants, le plus souvent des accompagnantes qui ne veulent pas servir à donner le change et dont le métier doit être pleinement reconnu au sein de la fonction publique. « Aujourd’hui, même la reconnaissance, nous ne l’avons plus, me disait l’une d’elles samedi. Même la joie d’avoir bien accompagné un enfant. » La mutualisation est devenue une forme de contournement des droits. Je veux vous parler de ces enseignants que l’on place dans des situations intenables.
 
Il a du désarroi dans les familles, parce qu’elles voient leurs enfants empêchés de grandir comme ils pourraient. Et il y a de la colère, parce qu’elles refusent l’injustice et parce qu’elles ont le sentiment qu’on fait semblant avec elles. Une large manifestation se tenait samedi dans ma circonscription pour faire entrer dans la lumière cette question centrale.
 
A cette question, je voudrais que vous ne répondiez pas par des chiffres, ni par la description de dispositifs censés fonctionner, ni par des superlatifs pour vanter le bilan gouvernemental. Parce qu’on ne retrouve jamais dans le carton ce qui est décrit sur l’emballage.
 
Ce qu’on vous demande, c’est de reconnaître qu’il y a un problème. Ce qu’on vous demande, c’est de préparer la rentrée afin que la République soit vraiment au rendez-vous pour chaque enfant.
 
La question et la réponse du ministre en vidéo.

 

 

Reconnaissance des AESH

Question au gouvernement du 19 octobre 2021

 

Monsieur le Ministre,

“Maman, je suis un problème, ils n’en ont rien à faire de moi”, voilà les propos d’un jeune garçon de ma circonscription. Sa maman est venue m’expliquer combien c’est épuisant, estimant que rien n’est fait correctement et demandant tout simplement qu’il ait son accompagnant. 

Lire la suite : Reconnaissance des AESH

Desserte du Grand port maritime de Marseille

Question orale sans débat - 15 juin 2021

Le grand port de Marseille-Fos est le premier port maritime de France et le quatrième d’Europe. Il représente un atout majeur de l’activité économique régionale et nationale, ainsi qu’un acteur incontournable des échanges internationaux industriels, en particulier pour ce qui concerne les bassins ouest, dont la situation géographique spécifique en fait le seul port de Méditerranée qui soit accessible par des modes de transport aussi diversifiés : mer, fleuve, fer et route.

Lire la suite : Desserte du Grand port maritime de Marseille

La fabrique du commun

14 quai Général Leclerc, 

13500 Martigues

téléphone : 04 42 02 28 51

 

Dans votre ville un jeudi par mois sur rendez-vous 

  • Port-Saint-Louis du Rhône le 1er jeudi du mois de 15h30 à 17h Maison de services au public
  • Istres le 2ème jeudi du mois de 16h à 17h30 Hôtel de ville
  • Port de Bouc le 3ème jeudi du mois de 16h à 17h30 CC Elsa Triolet

 

Lettre d'information