Réanimation de l'hôpital d'Aubagne

Lettre à Mme. Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé - 21/09/2017

Je me permets d'appeler votre attention sur les conséquences du projet de transfert de l'activité réanimation de l'hôpital Edmond Garcin d'Aubagne (13) vers la clinique privée La Casamance.

Le service de réanimation de hôpital Edmond Garcin a été inauguré en 2012. 4 millions d'euros d'argent public ont été investis dans sa modernisation et la formation du personnel.

Le 16 décembre 2016, l'Agence régionale de santé (Ars) renouvelait l'autorisation de cette activité pour cinq ans mais début 2017, elle a annoncé son intention de transformer le service de réanimation en unité de soins continus pour transférer son activité à la clinique privée La Casamance en raison des groupements hospitaliers de territoires.

La décision a suscité beaucoup d'incompréhension tant les besoins sont grands en la matière. En effet, depuis la fermeture du service réanimation de La Ciotat, l'hôpital public d'Aubagne est le premier établissement de recours en réanimation lorsque les services de Toulon sont saturés. Les 12 lits de ce service affichent un taux de remplissage de 93% pour un bassin de population de 145 à 230 000 habitants. En 2016 le Samu 83, hors bassin, a proposé 66 patients, 18 ont été refusés faute de place.

Par ailleurs, lors de la certification réalisée en 2016 par la Haute autorité de santé, le centre hospitalier public d'Aubagne obtient un B et la clinique privée un C. Il obtient même un A pour la lutte contre les infections nosocomiales tandis que la clinique est notée d’un C.

Habitants, médecins et agents de l'hôpital, et élus du territoire se mobilisent depuis plusieurs mois pour que l'ARS revienne sur son projet :

  • Un collectif de défense s'est constitué.

  • Une intersyndicale, représentant les agents hospitaliers, a été reçue par l'ARS.

  • Les médecins du service, réunis en groupe de travail, ont réalisé une étude sur les conséquences de ce transfert qu'ils ont remise à l'ARS. Cette étude relève les impacts sur les autres services, la diminution de l'offre de soins et la qualité de prise en charge des patients. Elle alerte aussi sur les conséquences financières de la décision de l'ARS, si elle était confirmée. En effet, l'hôpital public d'Aubagne, comme l'ensemble des hôpitaux publics, souffre de restrictions budgétaires rendant difficile l'exercice de ses missions et occasionnant le déficit. Le transfert de la réanimation vers la clinique privée ne manquera pas de priver l'hôpital public d'Aubagne d'1,5 à 2 millions d'euros et d'aggraver encore son déficit.

  • Les élus du territoire se sont majoritairement prononcés contre ce projet de transfert.

Force est de constater que la décision de l'ARS, parce qu'elle n'est ni conforme aux besoins des populations du territoire, ni économiquement pertinente pour l'hôpital public, rassemble contre elle une majorité au-delà des divergences politiques.

Ces choix, assumés par l’ARS, sont faits au nom du gouvernement. Ils ont des conséquences graves sur la qualité de vie et l’équilibre du territoire tout entier. D’autre part, l’affaiblissement de l’hôpital public au profit du privé n’est pas défendable. Nous avons besoin d’un outil public performant et tendant vers l’excellence pour tous.

C'est pourquoi, Madame la Ministre, je vous saurais gré d'intervenir pour que le service de réanimation soit maintenu à l'hôpital public d'Aubagne et vous remercie de me tenir informé des initiatives que vous prendrez.

Fret ferroviaire

Lettre à Stéphane Bouillon, Préfet de la Région PACA - 07/09/2017

Le 5 août 2017, lors de sa visite dans les installations portuaires de notre département, Madame Elisabeth Borne, Ministre déléguée aux transports, s’est exprimée sur les enjeux du maritime et plus particulièrement sur ceux du Grand Port Maritime de Marseille.

À la question : « Quels sont les enjeux maritimes et du GPMM », Madame la Ministre a répondu :

« Quand on est à Marseille ça devrait être la porte d’entrée ; les marchandises qui viennent d’Asie doivent rejoindre par fleuve et le fer le centre de l’Europe » ; « Ça passe par la compétitivité des ports eux-mêmes et les enjeux de fiscalité, ça passe aussi par leur bonne connexion avec leur hinterland. Je souhaite privilégier des dessertes par le fer et le fluvial. »

Ainsi, pour Madame la Ministre, l’efficacité du premier port de France dépend de son hinterland et particulièrement de ses dessertes ferroviaires. Je m’adresserai prochainement à Madame la Ministre, ainsi que je le lui ai indiqué lors de sa visite, sur le développement du Port de façon plus générale.

Mais la question ferroviaire est décisive, je sais cette conviction partagée par de nombreux acteurs, à commencer par la direction du GPMM. Or, le triage de Miramas-Fos, est la porte d’entrée de la métropole de Marseille et de la zone Industrialo-portuaire d’Ouest Provence et son avenir doit être une de nos principales priorités. 

Le 6 septembre 2017, le syndicat CGT des cheminots de Miramas, dans une conférence de presse, a lancé un cri d’alarme sur l’état des installations du site de Miramas. 

C’est quotidiennement que les services d’entretien interviennent pour maintenir le fonctionnement du triage.  Selon la CGT, 2 installations sur 6 de « freinage automatique » sont condamnées, amputant la capacité de tri de 20% et aujourd’hui aucun plan de financement n’est prévu et l’on attend en vain une réaction de SNCF Réseau.

Cette situation est inacceptable et j’interviendrai très prochainement auprès de Madame la Ministre pour que des solutions soient trouvées rapidement.

En attendant, il me semble impératif qu’une table ronde soit organisée pour examiner les conditions nécessaires pour relancer le fret ferroviaire, dans le département, articulé autour des gares de triage de Miramas et de Fos et du Grand Port Maritime de Marseille.

C’est pourquoi, je viens, par le présent courrier, solliciter auprès de vous la mise en place de cette table ronde qui pourrait réunir tous les acteurs concernés : Parlementaires, organisations syndicales, Directions SNCF, associations, chargeurs, GPMM, CCI, collectivités,…. 

Cette demande fait suite au courrier, du 14 mars 2017, de M. Jean-Marc Coppola, Conseiller Municipal de Marseille et Ancien Vice-président de la Région PACA et de M. Frédéric Vigouroux, Maire de Miramas, sur le même sujet.

Je fais mienne leur proposition de créer, suite à cette table ronde, un Comité de concertation et de suivi de l’activité fret et de son transport.

> Voir aussi : Avenir du triage de Miramas-Fos - question écrite 1238 

Sécurité sociale de Port de Bouc

Lettre à Jacques Ménard, Ministre de la Cohésion des territoires - 31/07/2017

Dans ma circonscription, la ville de Port-de-Bouc bénéficie, depuis plusieurs décennies, de l'accompagnement de l'État dans le cadre de la Politique de la Ville, eu égard les spécificités sociales et les besoins de sa population.

Lire la suite : Sécurité sociale de Port de Bouc

Baisse des crédits de la politique de la ville

Lettre à Jacques Ménard, Ministre de la Cohésion des territoires - 29/08/2017

L'annonce de l'annulation de 46,5 millions d'euros de crédits de l'État destinés aux Contrats de Ville soulève de vives inquiétudes notamment dans les territoires bénéficiaires de cet accompagnement indispensable pour la réalisation des actions en direction des populations les plus fragilisées portées par le mouvement associatif.

Cette décision est vécue comme une nouvelle injustice. En effet, elle vient s'ajouter aux baisses, successives et à venir, des dotations de l'Etat qui grèvent déjà durement les budgets communaux, réduisant ainsi la capacité des communes à développer des politiques publiques locales au services de leurs territoires et populations.

Conséquence de ce qui précède, c'est aussi un nouveau coup dur pour les associations dont les budgets subissent déjà les baisses des subventions allouées par les collectivités territoriales.

Au cœur de ma circonscription, la partie ouest du canton de Martigues-Port-de-Bouc enregistre la part de population vivant dans un foyer allocataire du RSA la plus importante de la région. Les communes de Martigues et Port-de-Bouc comptent cinq quartiers en Politique de la ville, soit plus de 12 000 habitantes et habitants, et autant demeurent inscrits en veille. 47% de la population de ce territoire est couverte par les prestations de la Caisse d'Allocation Familiales et jusqu'à 61% pour la ville de Port-de-Bouc. Un ménage sur deux a des revenus inférieurs au seuil des bas-revenus (revenus inférieurs à 60% du revenu médian) et 13% des ménages sont considérés comme fragiles (revenus étant supérieurs au seuil de bas revenus grâce aux prestations sociales). A Port-de-Bouc, deux tiers des allocataires sont en dessous du seuil des bas-revenus contre moins d'une sur deux, en moyenne, sur l'ensemble du département des Bouches du Rhône.

Ce phénomène de précarisation est croissant et les publics peuvent cumuler plusieurs difficultés : économiques, sociales, professionnelles, en matière de santé physique et/ou mentale, de mobilité.

Les besoins sont donc importants et ils appellent des moyens financiers qui permettent de les couvrir pour répondre aux objectifs déclinés autour des trois piliers structurants des Contrats de ville 2015/2020.

Or, eu égard le décret du 20 juillet 2017, le gouvernement fait le choix de compromettre la poursuite des politiques publiques en faveur de l'égalité territoriale.

C'est pourquoi, Monsieur le Ministre, je souhaiterais connaître les mesures que vous envisagez de prendre pour pourvoir accomplir les missions de votre ministère et éviter que soient pénalisés ceux qui ont le plus besoin de solidarité républicaine.

Étang de Berre au patrimoine mondial de l'UNESCO

Lettre à M. Nicolas Hulot, Ministre d'État, de la Transition écologique et solidaire - 24/07/2017

Mon prédécesseur Monsieur Gaby Charroux, et Maire de Matigues, a engagé en 2016 une démarche visant à porter la candidature de l'étang de Berre au patrimoine mondial de l'UNESCO.

L’étang de Berre présente un intérêt historique, sociologique et culturel, il est le témoin de l’évolution d’un paysage humain, technologique, industriel et économique qui illustre une longue période significative de l’histoire humaine.

D’un point de vue environnemental, il représente un ensemble de phénomènes naturels remarquables, et témoigne d’un processus écologique et biologiques unique dans l’évolution des écosystèmes en général.

D'ores et déjà, différents maires de communes des Bouches du Rhône, ainsi que des reposnables associatifs, des personnalités du monde sportif et culturel ont témoigné de leur soutien pour cette candidature. Une organiation composée de 3 entités permet une construction commune de la démarche avec une association de préfiguration, un comité de soutien et un fonds de dotation. 

L'inscription de l’étang de Berre sur la Liste du Patrimoine mondial permettrait avant tout une reconnaissance internationle et la sauvegarde d'un site riche d'un point de vue environnemental, culturel et économique.

A cet effet, Monsieur le Ministre, je vous demande bien vouloir apporter tout votre soutien à cette démarche forte pour notre territoire.

 

 

La fabrique du commun

14 quai Général Leclerc, 

13500 Martigues

téléphone : 04 42 02 28 51

 

Dans votre ville un jeudi par mois sur rendez-vous 

  • Port-Saint-Louis du Rhône le 1er jeudi du mois de 15h30 à 17h Maison de services au public
  • Istres le 2ème jeudi du mois de 16h à 17h30 Hôtel de ville
  • Port de Bouc le 3ème jeudi du mois de 16h à 17h30 CC Elsa Triolet

 

La lettre d'information

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